6666 : Compte Rendu de la course
Au moins on ne peut pas dire que nous n’avons pas été prévenu. La semaine précédente la course, les bulletins météo oscillaient entre beaucoup de pluie et énormément de pluie, l’organisation nous annonçait par mail la création d’un parcours de repli «au cas où». Il y avait même eu des signes car les deux reconnaissances menées par Antoine Guillon le principal organisateur avait déjà subi fortement les caprices de la météo. Antoine avait posté sur Ultrafondu un petit avertissement qui s’est révélé prémonitoire.
Il a donc plu pour cette deuxième édition de l’Occitane, de la gouttelette à peine remarquée à la grosse averse qui vous rince totalement.
Étonnement, je ne pense pas avoir ressenti de gène particulière face à la météo, et ce pour deux raisons, j’étais bien équipé (collant R-dry, maillot long winter trail, veste 3 couche shelter XP) je n’ai donc pratiquement jamais ressenti le froid mais surtout je m’étais bien préparé mentalement, je savais que j’allais passer au pire une vingtaine d’heure dans l’eau.
Au final j’en aurai passé que 15h46 ! D’abord en raison d’un changement d’itinéraire à cause du brouillard sur les hauteurs qui nous a enlevé entre 10 et 15km et 1000m D+, et puis parce que le moral a tenu toute la course. Pour la première fois j’ai réalisé un Ultra sans passages à vide. Je ne me suis jamais posé la question si j’allais arriver au bout ou pas, je le percevais comme une évidence.
La préparation mentale aura payé autant voir beaucoup plus que les kilomètres de dénivelés effectués depuis le début d’année. C’est une vrai satisfaction car cela vient confirmer une théorie à laquelle je croyais mais que je n’avais pas encore réussi à ressentir : La douleur est une partie de l’ultra mais pas la souffrance.




