BILAN PRÉ-TDS

Petit Bilan à 6 semaines de la TDS :
Courses dans la saison : C’est surement le point le plus positif, j’ai couru toutes les courses que je souhaitais. Hormis le relatif échec des 100km de Crest, les résultats sont plutôt satisfaisants, c’est bon pour le moral.
Physique : Mon pied droit me fait toujours souffrir le matin. Le métatarse ne semble pas cassé. Je crains néanmoins la fracture de fatigue. Il faudrait faire des analyses, mais autant dire que le temps me manque. Ce qui est embêtant ce n’est pas tant la douleur autour de l’os qui est plutôt faible, mais le fait qu’inconsciemment pour alléger le pied sur son point faible je redistribue le poids de mon corps sur d’autre partie en modifiant la structure de ma foulée. J’accrois ainsi le risque de tendinite. Je suspecte quelques douleurs sous le genou d’être une conséquence de ce problème.
Entrainement : Je ne me sens pas du tout assez entrainé pour la TDS. C’est pourquoi après 2 semaines légères de récupération active post AMT. Je vais me lancer dans un programme intense de 3 semaines. 5 entrainements par semaine et 2 jours de récupération. Je vais axer mes entrainements sur 2 points clés :
au moins 2 séances de cotes (10*60m D+) avec un effort accru dans la descente. Ma capacité à descendre vite après 10h de course sera une des clés de ma réussite ou non sur la TDS.
2 week-ends chocs : Le premier dès ce weekend avec 2 longues sorties et le deuxième le premier week-end d’aout.
Puis je diminuerai l’intensité sur les 2 semaines suivantes.
Enfin j’aurai la chance d’être tout une semaine à 1600m d’altitude juste avant la course. Ce qui me permettra de randonner un peu afin d’acclimater mon corps à la haute montagne.
Minimalisme : Comme expliqué ici, dans mon impatience d’explorer le minimalisme, j’ai un peu oublié mon premier but : Courir longtemps, Courir sainement. J’ai commencé l’Ultra il y a, à peine, un an, mon corprs n’est pas encore construit pour encaisser les courses de plus de 100km sans problèmes. Je pense qu’il me faut d’abord travailler dans ce sens avant de poursuivre plus en avant sur la voie du minimalisme. Dès que mon pied droit est complètement rétabli, je réintroduis, suivant les conseils d’Olivier, 1km en fin de séance pied nu et quelques séances en five fingers.
Matériel : Grace à l’expérience je sais à peu près ce qui me convient, tout en restant ouvert je me fixe sur quelques habitudes :
Pas de bâtons (le seul moment ou ils me seraient vraiment utiles je pense, c’est dans les descentes après 10h de course)
Le sac Ultimate Direction, comme expliqué ici me convient parfaitement.
La Sportiva Crosslite (mais je vais tester un ou deux modèles légers d’ici là)
Chaussette X sock car elles sont solides et renforcées un peu sur les chevilles ( j’ai tendance à me prendre des pierres à ce niveau là) mais les decath sont bien aussi.
Short et Tshirt haglof. J’aime bien les manches longues même l’été, on peut les retrousser. Et je trouve que ça protège bien du soleil lorsqu’il fait trop chaud.
Casquette Ufo ou/et Buff.
Alimentation :
Pendant la course :
Eau minérale/Eau salée dans la gourde. Fruits sec et compotes de pomme dans le sac. Pour les ravitos coca et je mange de tout en fonction de ma faim.
Avant la course : rien de particulier mais je suis légèrement au-dessus de mon poids de forme. Je vais donc limiter les acides gras saturés le dernier mois avant la course. Je vais ajouter aussi une cure de Spiruline et de vitamine C autant pour la tête que pour le corps !
Voilà, tout est à plat. Il me reste 6 semaines, il est encore temps d’arriver au départ de la course au maximum de mes capacités. Le programme ci-dessus n’est peut-être pas le meilleur pour mon objectif, mais il est le résultat de ce que je ressens comme nécessaire aujourd’hui et en cela il est meilleur que tout les plans d’entrainement que je pourrais lire à droite à gauche.
Crédit Photo : Akunamatata
Vincent said:
Bipédy,
Un commentaire sur tes douleurs aux pieds. J’avais il y a quelques temps évoqué mes douleurs au dessus du pied et métatarses en réponse à un de tes posts. Bon je ne sais pas si elles beaucoup à voir avec tes douleurs, mais j’avais moi aussi un vraie préoccupation de me faire une fracture aux métatarses et de me retrouver sur le carreau pendant des mois. Quoi qu’il en soit, après des semaines à traîner ça, est arrivé un temps où j’hésitais à arrêter tout entraînement jusqu’à disparition espérée des douleurs. Avant cependant d’en arriver à une telle extrémité, j’ai tenté de reprendre mes Trabucco d’avant mon départ pour le minimalisme et le pieds nus: chaussures lourdes, rigides etc.., mais assez confortables et, conséquence de leur rigidité, protégeant efficacement les métatarses. J’ai fait une semaine à ce régime (en maintenant néanmoins des courses de 2/3 km pieds nus en fin d’entraînement). Ca fait un bien fou à mes métatarses et la douleur s’est progressivement effacée, alors pourtant que je maintenais un volume d’entraînement intense. J’ai depuis repris la course en version légère (Inov 8 Flyroc 310 et pieds nus en alterné) sans aucune douleur au pied. A noter : en cas de douleurs aux métatarses, je préfère de loin courir pieds nus qu’en VFF, dont le dessus du « chaussant » et la sangle, dans mon cas, appuient justement sur le dessus du pied et les métatarses.
Bon, ce qui semble avoir fonctionné pour moi ne marcherait peut-être pas avec toi, et puis ce traitement est anti-minimaliste au possible. Mais bon, ça vaut à mon sens le coup d’essayer de régler ton problème de pied avant la TDS.
Sinon, pourras-tu partager avec nous tes impressions de tes week-end chocs ? C’est un thème (disons : la rando-course et les week-ends chocs) qui m’intéresse pas mal en ce moment et que j’expérimente à mon niveau.
Vincent
Bipedy said:
Merci pour ce retour détaillé Vincent, c’est très enrichissant. Si tes douleurs étaient liées à un problème d’adaptation du corps au minimaliste c’est la meilleure stratégie. Si ça revient sans que tu augmentes la dose c’est peut être lié à la position du corps pendant la course.
Je suis aussi ton raisonnement, j’ai commandé en solde une paire de montrail masochiste. Connaissant la réputation solide de cette marque, j’espère en faire mes chaussures de replis pour les coups durs ! (bon avec 300g c’est pas non plus les plus lourdes de la collection
).
Ce que je n’arrive pas à comprendre dans le cas de mes douleurs c’est que j’ai mal lors de mes premiers pas au réveil, comme si j’avais terminé l’utmb pieds nus la veille (ouai je force le trait
), et puis la douleur s’en va. Dès que je courre en chaussure (sauf Evo ou VFF), je ne ressens pas de gène hormis dans les descentes prises à 100 à l’heure.
Je ne vois que trois possibilités :
(micro) Fracture de fatigue (mais pourquoi la douleur disparait ?), rien à faire hormis radio et quasi repos
Passage trop rapide au minimalisme : On range les pieds nus et les vff car il est pas question de baisser le kilométrage avant la TDS.
Blessure lié au positionnement : Je fais actuellement une recherche poussée sur l’axe bassin-genoux-pieds. J’essaie de trouver le maximum d’information sur le rôle des muscles. Car si mauvaise posture (liée au passé ou à mon style de course) il y a, c’est qu’un système muscle-tendons-os ne travaille pas dans le sens pour lequel il a été conçu.
Le futur me donnera la réponse correcte !
Pour les week-end chocs, c’est une bonne idée d’article. Je m’y mets cette semaine ou celle d’après….
Pour les impatients, un bon fil sur la question ici
Ultra-Steph said:
T’as oublié la Vodka Pomme dans ton programme
)
S./
Bipedy said:
Hé, hé, j’ai vu à quel point elle t’a réussi sur la montagn’hard…. Mon corps a quelques problèmes avec la vodka depuis mes études en Russie et mon service civil en Arménie. À l’époque l’Ultra c’était pas en kilomètre qu’on le comptait mais en litre (ou en gramme pour les Russes). Par contre j’ai fait une bonne performance au marathon de Paris après une bonne pinte de bière la veille ! Après tout c’est du sucre…
Ultra-Steph said:
C’est surtout le symbole qu’il faut savoir décrocher d’un entraiment stricte et intégrer des moments de décontraction. Bref une vie équilibrée loin de l’ascétisme que l’on nous présuppose.
Cela rejoint le thème de l’approche holistique de l’Ultra que tu décris bien dans ton dernier article.
Alexandre said:
bien d’accord sur tout ça, d’autant qu’une bonne bière fraiche permet de se détendre, donc de détendre le corps dans son ensemble. En conséquence, on récupère mieux et on évite les blessures. cqfd
D’ailleurs, ça me fait penser : Bipédy, je crois me souvenir que tu parlais des blessures dans un billet sur le minimalisme et le résumé d’un livre sur le sujet, dans lequel tu mentionnais notamment que les blessures à la hanche survenaient souvent suite au stress et à une vie trop « contrôlée », trop tendue.
Bipedy said:
Salut Alexandre,
Je ne me rappel pas ce passage sur les hanches, mais je rejoins l’idée qu’une vie trop contrôlée entraine surement des blessures physiques. Car on a rompu la communication avec son corps, seul la tête dirige.