135km à vélo et petite réflexion sur la sortie longue

oct 3rd, 2011 by Bruno | 1

Ce week-end, comme vous tous j’espère, j’ai profité grandement du beau temps qui nous gatte en ce début d’automne. Pas d’excuses pour ne pas être prêt pour les objectifs de fin de saison !

134Km 3200d+ 6h50mn

Je suis parti dimanche matin avec une grosse envie d’avaler du bitume, le temps était parfait, j’ai juste prix une paire de manchette pour les descentes à l’ombre. 9h30 j’enfourche le vélo direction le col du coq pour une revanche. J’avais crevé juste en haut du col il y a un mois. C’est un peu dur d’attaquer directement dans le dur notamment au 7ième ou le pourcentage atteint les 12%, mais au moins ça réchauffe ! 600D+ plus tard je bascule dans une longue descente sur Saint Pancrasse ou débute le «balcon» est de la chartreuse. Cette route entre 700 et 1000m d’altitude et magnifique avec une vue sur Belledone et le Mont blanc en arrière plan.
Au 50ième km j’atteins les hauteurs de Chapareillan pour la deuxième difficulté du jour. La montée du Granier par ce versant est vraiment difficile avec les 5 derniers kilomètre à 10% de moyenne il n’y a pas de temps mort pour se reposer.

Je me pose au col du Granier dans l’auberge ou je retrouve le serveur qui nous avait bien renseigné lors de notre traversée de Chartreuse. Après quelques hésitations sur la suite du parcours, je décide de me poser 30mn, de manger une grande salade et de prendre l’option la plus longue : retour par le lac d’Aiguebelette.
La descente sur Chambéry est une formalité la route est bonne et je double un gros 4×4 pas très rassuré dans les virages. Mais je fanfaronne pas très longtemps, la route devient beaucoup plus mauvaise est j’ai le bidon d’un litre qui saute avant de passer sous ma roue arrière. Heureusement pas de chute.Le Bidon, malgré quelques égratignures, est en bonne santé aussi.
Une fois Chambéry contourné par le sud la route repart sur le col de l’Épine avec 800m D+, mais la pente est assez régulière et douce. Je suis quand même surpris de remonté à presque 1000m d’altitude, surtout que je commence à manquer de punch dans les jambes. En tous cas le point de vue sur les bauges est magnifique. De l’autre coté, après quelques virages de descente, c’est le lac d’Aiguebelette et ses eaux presque turquoises. Plus je m’y approche et plus je rencontre de voitures, il semble que tout le monde veuille profiter de cette belle journée d’automne, je ne m’y attarde pas et fonce vers les Échelles à travers la D912 qui propose une autre image de la Chartreuse, très vallonnées on se croirait en Normandie si ce n’est l’architecture des villages. En tout cas j’aime beaucoup.
Aux Échelles je retrouve la route de Saint Laurent du Pont, pas la plus jolie mais après 120km je n’ai plus trop envie de faire des détours, surtout qu’il me reste les 500m de D+ pour rejoindre Saint Pierre. Ce n’est clairement pas la meilleur partie de ma sortie, pratiquement tout le temps à l’ombre je commence à avoir froid et j’ai beaucoup de mal à pousser sur les pédales. Mais à mi-pentes je m’aperçois que j’étais encore sur le deuxième plateau. Voilà une découverte qui va me booster pour les 4 kilomètres restants.

J’arrive à Saint Pierre après un peu moins de 7h de vélo et 30mn de pause. Mon premier arrêt est chez Martial le patron de l’Auberge où je commande une bonne bière au soleil tout content de ma journée.

Le vélo solution idéale pour les longues sorties ?

C’est mon premier ultra en vélo de part la durée. J’en sors renforcé dans l’idée que le vélo est l’outil idéal pour les longues sorties. Mais attention il y a quelques différences qu’il ne faut pas négliger :

- Je trouve beaucoup plus facile de s’alimenter en vélo qu’en Ultra. L’estomac restant statique, la digestion se fait en douceur. De plus pour un temps équivalent je pense que le vélo demande moins d’hydratation et de nourriture. J’ai bu 2 litres d’eau en 7h sans être déshydraté (couleur de l’urine à l’appuie !) alors qu’il m’en aurait fallu au moins moitié plus en course à pied.

- Il n’y a pas d’impact sur les pieds en vélo. L’ultra trail n’est pas tendre avec nos petits petons. Je pense qu’il faut s’habituer progressivement à courir/marcher pendant des heures et des heures afin de construire des pieds solides et retarder au maximum les douleurs.

-Même raisonnement pour les ligaments et les muscles. C’est bien de ne pas ressentir de douleurs dans les jambes le lendemain, mais il ne faut pas oublier de casser un peu de fibres pour habituer le corps à subir les impacts répétés des milliers de mètres négatifs.

En conclusion : ou vous faites beaucoup d’Ultra dans l’année et le vélo peut constituer l’unique entrainement de plus de 4h. Ou vous courez peu d’Ultra et dans ce cas il vous fera en plus du vélo obligatoirement incorporer des grands Off ou des week-ends chocs, afin d’habituer le corps aux efforts dans un état de fatigue proche de la compétition.

Personnellement je trouve que la combinaison du Week end Choc course+vélo est une bonne combinaison. En 3 semaines j’en ai casé 3 : 82km à pied + 22km à vélo/ 100km en vélo + 8km à pied/ 10km à pied + 134km en vélo, avec durant la semaine au moins une séance spécifique de vitesse et/ou de seuil et une sortie récup.

Est-ce un bon bloc d’entrainement ? Réponse dans 18 jours à l’Ultra trail des templiers. D’ici là ce sera encore un peu de vitesse cette semaine, le trail de l’ours (26km 1600d+) dimanche prochain et repos pour faire du jus.

Commentaires

One Comment on “135km à vélo et petite réflexion sur la sortie longue”


  1. Ultra Way Of Life » Une fin de saison logique said:

    [...] puis j’ai fais des grosses erreurs en alignant sans aucune retenue les kilomètres de vélo alors que mon corps ne conaissait pas cet effort. J’ai oublié l’aspect progressivité. [...]

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