Sac Ultimate Direction Wasp

sept 3rd, 2010 by Bipedy | 3

Je pensais avoir trouvé le sac qui me convenait le mieux pour l’Ultra avec le Wasp d’Ultimate direction, comme indiqué ici

Avec 7l et des grandes poches à l’avant, il est assez grand pour embarquer tous le matos nécessaire, même par mauvais temps. Sur l’UTMB Bis j’avais pu rentrer ma veste imperméable Norrona (280g) et une polaire fine Patagonia regulator (300g), une paire de chaussette de rechange, plus bien sur tous le petit matériel obligatoire.

Comme vous le voyez, c’est un mix entre confort et légèreté. Le sac lui même n’est pas parmi les plus léger dans sa catégorie avec presque 600g.

Grosse déception le week-end dernier avec des signes de faiblesses du sac seulement 1 an après son achat.

-La poche à eau s’est mise à fuir entre La fouly et Champex. J’ai cru que je l’avais mal refermée mais lors du nettoyage à la maison c’est bien une fuite au niveau de la pièce qui relie le tuyau à la gourde. À 40 euros la poche de rechange autant dire que ce n’est pas économique du tout.

-Les coutures commencent à lâcher.  C’est le point le plus négatif, car les coutures sont la base du sac, c’est elles qui font sa durabilité, ou non.

Autant je peux être tolérant avec un sac Décathlon à 30 euros autant c’est plutôt décevant lorsque vous investissez plus de 80 euros dans votre sac. Surtout que le WASP ne joue pas dans la catégorie des sac ultra light, je m’attendais donc à un peu plus de solidité pour le poids supplémentaire comparé à d’autres modèles.

Avec un peu de fil et une aiguille, je vais pouvoir prolonger sa durée de vie sauf pour la poche à eau. À moins de bricoler une rustine, mais j’aurais trop peur que le système lâche en plein milieu d’une course.

Si vous courez avec le même sac léger depuis des années et qu’il résiste à tous vos kilomètres par tous les temps, n’hésitez pas à nous faire partager votre retour d’expérience.

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NB MINIMUS : PRESENTATION PAR ANTON KRUPICKA

sept 1st, 2010 by Bipedy | 2

Voici la première présentation de la MINIMUS par New Balance. Chaussure développée en partenariat avec Anton Krupicka, elle va positionner NB comme le premier grand équipementier sportif à attaquer le marché des chaussures minimaliste (en dehors des modèles «racer»).

J’aime beaucoup le marketing développé par NB autour de cette chaussure. En intégrant Anton Krupicka dans le développement de ce modèle, NB associe clairement son produit à une vision particulière du trail : courir et vivre simplement dans la nature en acceptant les limites de son corps.

L’image qu’Anton développe autour de sa personnalité par son look particulier vient contrebalancer tout le coté «capitaliste» d’une multinationale comme NB. Sans vouloir être naïf, l’histoire prend bien et je pense que ce modèle va obtenir un réel succès chez les coureurs minimalistes.

Citation  : « Courir avec des chaussures minimalistes ne fait de vous un meilleur coureur mais vous oblige à le devenir »

Le lien de la vidéo si elle ne marche pas

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6000D : POSSIBLE ANNULATION DE L’ULTRA EN 2011

août 31st, 2010 by Bipedy | 1


Teaser l'Ultra 6000D
envoyé par Savoie-actu. – Plus de vidéos de sport professionnelle et amateur.

Puisque nous sommes encore dans l’ambiance «course annulée», je voudrais vous parler de la 6000D version Ultra. Comme je vous le laissais entendre dans ce billet, c’est un trail que j’aimerais faire prochainement car je connais bien la partie entre la lac de la Plagne et Nancroix.

Au salon de l’ultra-trail de Chamonix, j’ai eu l’occasion de discuter avec Guillaume sur le stand de la 6000D. J’ai ainsi appris que l’organisation réfléchissait à la possibilité de ne pas reconduire l’ultra 6000D l’année prochaine car ce format de course demande beaucoup de bénévoles pour peu de participants (160 l’an dernier) si l’on compare avec la 6000D classique qui fait toujours carton plein.

Au départ, l’ultra 6000D ne devait avoir lieu que pour commémorer le 20ième anniversaire de la 6000D classique en 2008. Devant un certain succès, elle a été reconduite cette année.

Je ne peux qu’encourager l’organisation à reconduire cette épreuve ne serait-ce que pour ce magnifique passage depuis le lac de la Plagne qui longe le parc de la Vanoise et pour les passages de crêtes que vous pouvez découvrir dans cette vidéo de l’édition 2010.

Si vous voulez montrer votre soutien au maintien de cette épreuve n’hésitez pas à laisser un commentaire, nous les transmettrons à l’organisation.

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Une TDS en Forme d’UTMB tronqué

août 30th, 2010 by Bipedy | 2

Et bien voilà un week-end de trail que je ne suis pas près d’oublier de si tôt.

Premier trail de haute montagne, j’étais venu pour apprendre et finir la TDS, j’ai énormément appris mais je n’ai pas couru un seul kilomètre de la TDS.

Une avant course en forme de guerre psychologique

La partie débute le vendredi par une fausse ambiance de ‘tout roule-tout va bien se passer’. Arrivant vers midi à Chamonix, les nuages laissent passer quelques rayons de soleils annonciateurs du beau temps à venir j’en reste persuadé, malgré un premier SMS de l’organisation nous prévenant des conditions difficiles. Formalité de dossard, passage au salon du trail où j’en profite pour acheter ce qui me manque (porte dossard et boisson Effinov), saluer runstephane qui tient le stand UFO et me réabonner pour 2 ans à ultrafondus en espérant que les dieux ufiens y seront sensibles et veilleront sur moi samedi. Resto, sieste puis un petit passage sur le parcours de l’UTMB aux Houches où je loge. Une brève sensation de froid m’envahit lorsque je voie passer les premiers en maillot sans manches sous une forte pluie. Je crois en mon étoile et reste persuadé que le temps va se lever d’ici minuit.

Je suis confiant à 20h15 je monte dans le bus pour Courmayer, un léger stress positif s’installe. Le bus pourtant ne part pas. Apres
30mn puis 1h et 2h de retard, pas d’annonce officielle mais la rumeur enfle, l’organisation réfléchit à une neutralisation de l’UTMB puis l’UTMB est neutralisé ensuite l’UTMB est stoppé définitivement pour finir il faut les bus pour rapatrier les coureurs. Tout le monde descend.

J’encaisse le choc et me dirige vers le gymnase je pense que la TDS va être aussi annulée. Contre attaque à dix heures un SMS nous laisse entendre que la course ne serait que reportée de trois heures. Je reprends espoir mais un peu avant une heure c’est le coup de grâce. On vient nous annoncer de manière officielle que la course est annulée. Je suis à terre mon adversaire du jour est trop fort, je me sens mal et retourne à l’hôtel sans forces morales. Impossible de fermer l’œil. Vers 2h30 nouvel SMS une course aura lieu samedi à Courmayeur, premiers bus à 6h30. J’ai une deuxième chance pour ne pas repartir bredouille. Problème, je gère très mal les changements d’humeurs si rapides, mon cerveau est survolté et je tourne en rond sans pouvoir dormir. Je commence à m’assoupir quand vers 5h du matin tombe un nouveau SMS. En raison de l’arrêt de la CCC, il n’y aura que 1000 places dans les bus. J’agie vite, me lève, m’habille, reprends le sac, mais dans la précipitation j’oublie mon cardio-altimètre. A 6h15 je fais le pied de grue sous la pluie et monte dans le premier bus qui pars peu après

Dans le tunnel du mont blanc, je me demande ce que je fais là. Je suis fatigué, je vais me lancer dans une course dont je ne connais rien hormis qu’elle sera un mixe entre la CCC et la deuxième partie de l’UTMB. J’essaie néanmoins de me reconstruire doucement autour de l’idée qui va me diriger : je suis là pour apprendre donc toute expérience est bonne à prendre. Petit déjeuner à Courmauyeur dans une ambiance un peu terne. Je fais une queue d’1/2 heure pour accéder aux toilettes en compagnie de Fréderic dernier vainqueur des 100 km de la Drôme. J’apprécie beaucoup sa vision du trail très épurée avec beaucoup de « feeling » (il terminera cette couse dans les 40 premiers).

Une course en aveugle

Vers 9h30 grand soleil sur Courmayeur, je me sens bien. Seul hic, je n’ai que des mauvaises cartes en main (nuit quasi blanche, parcours non préparé et inconnu, pas de montre), tant pis on va jouer au bluff. Je pars dans le premier quart et me place à mon allure dans la montée du col de Bertone ce qui m’évite les bouchons. Je suis bien les jambes sont là.

Entre pluie fine et soleil, un superbe arc en ciel se dessine dans la vallée juste au dessous de nous. C’est magnifique.

Avant la montée sur le col ferret j’exulte en voyant sur la carte du ravito que nous avons parcouru 21km. L’ascenssion est difficile dans les nuages, le vent et le froid, mais je reste confiant. Je reprends pas mal de monde dans la descente, sauf vers la fin où une forte pente et beaucoup de boue me font regretter (ce sera la seule fois) de ne pas avoir de bâtons. Au passage ma tendinite de la patte d’oie (droite et gauche) se réveille mais c’est supportable. Avant de repartir de la Fouly un coup d’œil à la carte : 41km de fait presque la moitié et les 10 prochains km sont en desentes. A la sortie du ravito je tombe sur Hervé avec qui j’ai couru l’AMT. Nous nous motivons et ne lâchons rien sur cette partie roulante. Petit coup dur je sens l’eau de ma gourde dégouliner sur mes jambes. Un arrêt de quelques minutes s’impose, car je crois faussement que ma gourde est percée. Je repars et fais l’effort pour rejoindre Hervé. Je le paye cache des le début de la montée sur Champex.

Gros coup de fatigue. Physiquement pas de douleurs hormis la tendinite, pourtant impossible d’avancer dans la montée et je perds Hervé de vue. J’ai l’impression que toute la fatigue accumulée, la veille me tombe dessus d’un coup. Après Champex, il reste 3 gros cols je ne vois pas comment je vais faire. Au ravito de champex, je retrouve Hervé et une bonne assiette de nouilles. C’est là que je décide de jouer mon plus gros coup de bluff, je sors du ravito tout de suite (à peine 5mn en tout) sans me laisser le temps de cogiter. Hervé est avec moi nous faisons le point sur les km restants et là je me prends une sacrée gifle, il fallait enlever 10km sur les cartes de la CCC affichées aux ravitos. Ce n’est pas 30 mais 40km qu’il me reste. Mon coup de bluff aura duré à peine une minute. La montée sur Bovine finit de m’achever. Impossible de monter à une bonne allure, je dois reprendre mon souffle tous les 30 secondes et comme j’étais encore bien placé, beaucoup de coureurs me dépasse. C’est dur pour le moral surtout que je ne comprends pas pourquoi je n’avance pas je n’ai pas les jambes durs, pas de crampes.
Heureusement, le paysage en haut du col est magnifique, avec une vue plongeante sur Martigny 800m plus bas. Rien que pour ça, ça valait le coup de souffrir dans la montée.

Je me promets de rendre le dossard à Bovine. L’idée me fait beaucoup rire quand je découvre que le ravito n’est qu’une tente au milieu des pâturages. Je vais devoir me taper les 750m de descente ce qui n’est pas pour faire plaisir à ma tendinite. J’arrive a Trent à 20h, il reste 28km et deux cols importants je pourrais terminer en marchant lentement ou même dormir deux ou trois heures les barrières horaires sont loin. Mais la motivation n’est plus là. Ce n’est pas ‘ma’ course et je ne trouve pas le courage pour passer en mode ‘survivor’. Je rends ma puce et me réchauffe au centre médical sous une couverture et l’accueil vraiment chaleureux des bénévoles. Ils me racontent leur courses. Avec l’annulation de l’UTMB et les conditions difficiles, ils ont aussi vécu une nuit très difficile. Un grand merci à eux pour nous avoir permis de courir ce samedi.

2h30 plus tard nous sommes 4 coureurs à vouloir rentrer, le quota est atteint, une navette nous ramène sur Chamonix. Nous passons au bas du col de la tête au vent, les frontales tracent le chemin jusqu’au sommet. L’image est belle.

Conclusion

C’est mon premier véritable abandon, même avec les circonstances atténuantes de l’avant course, c’est difficiles d’arrêter à moins de 30km de l’arrivée. Mais je veux voir le coté positif, on m’a donné une chance de courir alors que tout était annulé et j’ai appris plus de choses en 60km d’UTMB tronqué que dans tous mes trails de cette année.

Finalement, ma bonne performance sur l’AMT m’a aveuglé sur pas mal de mes faiblesses. Cette course et cet abandon, vont me permettre de travailler ces points faibles et de revenir sur une des courses de l’UTMB encore plus fort.

Remerciement particulier à ma mère pour avoir fait plusieurs fois la navette à des heures pas possibles entre les Houches et Chamonix. J’avais vendu à mes parents un week-end tranquille à Chamonix au retour de leurs vacances, c’est un peu raté…

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Derniers mots avant la TDS

août 27th, 2010 by Bipedy | 0

Le départ pour Chamonix est imminent, j’en profite pour vous donner quelques nouvelles à quelques heures du départ.

Le moral est au beau fixe contrairement au temps qui s’annonce nuageux, voir pluvieux.

J’ai ainsi revu mon materiel à la hausse avec l’ajout d’une polaire fine et d’une paire de gants.

Je suis content de ma semaine en altitude, les quelques balades dans la Tarentaise m’ont laissé sur ma faim. J’ai donc une grande envie de montagne et de dénivelé que je vais pouvoir assouvir dès samedi.

Ma stratégie de course est trés simple : tout faire pour arriver au 50ième km car c’est là que débute les magnifques passages sur les crètes. Jouir le plus possible du paysage pour tirer l’énergie necessaire afin d’atteindre Chamonix.

Merci particulier à runonline pour le clin d’oeil sur son blog.

NB MT100, MONTRAIL MM, OFF Picard, TDS….

août 19th, 2010 by Bipedy | 4

Malgré la période estivale, je prends difficilement le temps de rédiger des articles de fond pour ultra way of life. En attendant la rentrée et surtout le retour d’experience de la TDS, voici donc en vrac quelques mini billets.

Acquisition de 2 nouvelles paires de chaussures : 

J’ai profité des soldes pour acquérir deux nouvelles paires de chaussures (Je vais bientôt avoir plus de chaussures que ma femme : est-ce grave docteur ?). Mon choix s’est porté sur une paire de Montrail Mountain Masochist et une paire de NewBalance MT100

- Montrail Mountain Masochist (MM)

Après 100km de test, j’ai décidé de courir la TSD avec les Montrail MM, mais surtout d’en faire mes chaussures de replis. Dans la même démarche que Vincent qui est retourné sur ses Trabuco le temps de soigner quelques douleurs.
J’ai lu une fois qu’il y avait deux grandes façons de progresser l’une régulière et progressive, l’autre en dents de scie. Ni l’une ni l’autre n’étant meilleure, c’est avant tout une question de caractère. Je suis plutôt dans le deuxième schéma et les Montrail MM vont me permettre de progresser dans le minimalisme tout en bénéficiant d’une paire de replis pour les blessures légères et les périodes où mon corps demande plus de confort.

Plutôt légères (300g) pour des chaussures de ce gabarit, on remarque néanmoins une grande solidité dans les matériaux et la fabrication. La partie avant de la chaussure est très spacieuse, ce qui change des modèles minimalistes. Les doigts de pieds sont à l’aise et bien protégés des cailloux par un bon renfort avant.
L’armorti sur le talon est bien là, c’est ce que je craignais le plus. Néanmoins la forme de la semelle bien élargie sur la partie avant permet d’avoir une foulée mid-strike sans gènes.
Elles sont légerement antipronatrices grâce à une semelle interieur qui remonte bien à l’interieur de l’arche. C’est donc sans les semelles intérieures que je les porte. Je veux bien faire quelques concessions sur le minimalisme mais il ne faut pas pousser !
J’en saurais plus après la TDS, mais a priori ce sont de bonnes chaussures si on privéligie le confort face au dynamisme (ce qui n’a pas empéché Geoff Ross de remporter la Western States avec !)

New Balance MT100

Très Très bonnes sensations avec les MT100. Pour le coup elles apportent une réelle nouveauté dans le domaine des chaussures légères. Avec 220g elles sont un peu plus légère que les F-lite 230 d’Inov8 mais elles apportent en plus un amorti léger au mileu du pied. C’est à dire en plein dans la zone d’attaque des mid-striker. L’effet est saisissant dès les premières foulées.
Habitué aux crampons de la Crosslite ou de la Xtalon, je trouve la semelle peu accrocheuse. Par contre on est dans le minimalisme car on sent bien le terrain sur la plante des pieds.

Fort du succès de ce modèle aux USA, NB prévoie de sortir la MT101 à l’automne. La marque est d’ailleurs très active dans le minimalisme puisqu’un modèle (la nimbus) viendra directement concurencer les Vibram Five Fingers dès le printemps prochain.

Non disponible en Europe, on peut la trouver sur des sites US. Attention, elles taillent petit, j’aurais du prendre un 1/2 voir 1 taille au dessus car mes doigts de pieds touchent le bout dans les descentes, ce qui m’empêche de les emmener sur du très long.
Je suis encore trop «jeune» dans le minimalisme pour faire un 100K avec, mais c’est clairement l’objectif.

Deuxième Off Picards : 

Le dimanche 8 août, avec 2 Ufos normands (Bamban et Catson pour les intimes), nous avons fait un petit tour de 64km dans la vallée de la Somme. Départ d’Abbeville, pour une boucle qui débute dans les terres et qui rejoint la Somme à mi parcours et son chemin de halage. 7h de course avec un arrêt ravito au café et quelques périodes de marche, c’était exactement ce que je recherchais pour travailler l’endurance. En plus mes deux acoolytes, plus expérimentés, ont pu me donner quelques conseils pour la TDS, notamment sur l’équipement.

Bilan Pré TDS à un peu plus d’une semaine de jour J:
Plutôt satisfait de ces 4 dernières semaines bien remplies en nombre de kilomètres (310). Je n’ai pas fait autant de dénivelé que j’avais prévu mais j’ai compensé par un peu plus d’intensité. Je ne sais pas si ce sera suffisant mais au moins je me serais donné les moyens pour y arriver. Hier, j’ai testé ma forme sur un tapis de course  : 39’28 » pour le 10km sans se mettre dans le rouge c’est bon signe, les jambes sont là, faudra juste qu’elle tienne l’effort une vingtaine d’heure !
À partir de maintenant je vais rester en roue libre jusqu’au 28 août avec de belles balades en montagne la semaine prochaine.
Ce sera aussi une semaine importante pour la préparation mentale. Libéré des petits tracas du boulots, je vais pouvoir pleinement me mettre dans les conditions afin de recharger les batteries psychologiques.

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Curro Sum Est : Je cours donc Je suis

août 10th, 2010 by Bipedy | 2

Je viens de trouver dans le dernier numéro d’UltraRunning une très belle citation de l’alpiniste Eric Shipton extraite de son livre Upon That Mountain (1943).

Je trouve que ce petit texte exprime avec force, cette volonté de se sentir vivre dans le moment présent. N’est ce pas ce que nous recherchons dans l’Ultra ? Se sentir un avec son envirronement et pouvoir crier au monde :  «Je vie».

«He is lucky who, in the full tide of life, has experienced a measure of the active environment he most desires. In these days of upheaval and violent change, when the basic values of today are the vain shattered dreams of tomorrow, there is much to be said for a philosophy which aims at living a full life while the opportunity offers. There are few treasures of more lasting worth than the experience of a way of life that is in itself wholly satisfying. Such, after all, are the only posessions of which no fate, no cosmic catastrophe can deprive us; nothing can alter the fact if for one moment in eternity we have really lived.»

Tentative de traduction (qui rend, hélas, difficilement le texte anglais):

«Chanceux celui qui, dans le courant de la vie, a vécu pleinement dans l’environnement qu’il désirait le plus. Dans ces temps agités de changements violents, où les valeurs primaires d’aujourd’hui ne sont que les rêves brisés de demain, il y a beaucoup à dire sur une philosophie qui vise à vivre sa vie pleinement quand l’opportunité se présente. Il n’est de richesse durable que l’expérience d’un mode de vie qui se satisfait en lui même. Telle est, après tout, le seul bien qu’aucun destin, qu’aucune catastrophe naturelle ne pourra nous retirer; rien ne pourra altérer la réalité si pour un moment d’éternité nous avons réellement vécu»

Crédit photo : H.Koppdelalnay

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Augmentation du kilométrage dans l’Ultra : Bilan après 19 mois

juil 29th, 2010 by Bipedy | 10

Pour la première fois je vais passer la barre des 300 kilomètres dans un mois. C’est l’occasion de regarder en arrière et de prendre un peu de recul sur l’augmentation du kilométrage.

En effet, la principale cause de blessure en course à pied (Ultra ou pas), c’est l’augmentation brusque du nombre de kilomètres.

Le bon entrainement musculaire est celui qui place votre corps dans une situation de mini autodestruction, tout en lui laissant le temps de se reconstruire. Ce qu’il fera en augmentant ses capacités physiologiques. Le risque est de détruire plus vite que de reconstruire ce qui mène tout droit à la blessure.

Sans crier victoire trop vite, car je me considère encore dans la première phase d’apprentissage de la course longue distance, je peux néanmoins remarquer que j’ai plutôt bien géré cette montée en puissance. Je suis ainsi passé de 50km à 300km mensuel en 19 mois sans blessures graves hormis une périostite après mon premier 35km à peine 2 mois après avoir repris sérieusement la course à pied. J’ai du couper 2 semaines et aller me faire faire des semelles orthopédiques (à l’époque je ne savais rien de la course minimaliste !).

Bien sûr, nous ne sommes pas tous égaux et mon expérience n’est pas généralisable. Néanmoins, il me semble avoir respecté les deux règles de bases pour augmenter les kilomètres sainement : 

- Une augmentation régulière et progressive

- Une alternance entre des montées en charge sur plusieurs semaines coupées par des semaines de récupération à faible kilométrage

Bien que j’ai été très influencé par mes lectures et l’expérience des UFOs , ce résultat est surtout obtenu en écoutant le plus possible les signes du corps.

C’est à ce niveau que je perçois ma faible expérience de la discipline car il m’est encore difficile de bien interpréter ces signaux. Comment sentir la limite entre la bonne fatigue et la blessure ? Comment trouver le point d’équilibre entre l’entrainement obligatoire pour réussir un belle saison d’ultra et le repos nécessaire ? Encore une fois, c’est l’expérience et les erreurs qui sont les plus formatrices. Tout de même c’est avec le mental la partie la plus difficile de l’Ultra, car in fine c’est l’apprentissage du corps. Et ça nos sociétés modernes ne nous l’enseignent pas.

Même si je savais qu’il me fallait débuter doucement dans la course pieds nus, je n’ai écouté que ma curiosité en courant trop de kilomètres sur un pied meurtri et non rétablis de son choc avec un trottoir. Pour l’instant je m’en tire bien car ma saison n’est pas compromise.

Mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une blessure plus grave. C’est l’épée de Damocles du coureur d’Ultra, qui vient lui rappeler constamment que nous ne sommes pas des êtres infinis. Ce en quoi le coureur d’Ultra est plutôt un être matérialiste que mystique.

Un dernier graphique pour finir afin de montrer que le coeur est un des muscles qui se développe le plus avec l’entrainement.

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Vidéo Ultra 6000D

juil 29th, 2010 by Bipedy | 1

Jolie Vidéo de la 6000D, trouvée sur le site d’Handi-run. En regardant ces images, j’ai bien envie de courir l’Ultra 6000D qui passe sur des chemins de randonnées que je connais bien du coté de Nancroix.

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Ultra Endurance : un sport «holistique»

juil 20th, 2010 by Bipedy | 8

Pourquoi as tu besoin de courir autant ?

C’est souvent la question du nouveau collègue découvrant que vous n’avez pas passé le week-end à jardiner mais à crapahuter 80km dans les Ardennes. S’il y a beaucoup à dire sur la perception de ce sport par la société, tout du moins cette question mérite d’être posée. Ou plutôt tout coureur d’Ultra devrait se la poser un moment ou un autre.

Non je n’ai pas besoin de courir, non je ne suis pas de mauvaise humeur si je passe une semaine sans courir, non je ne suis pas masochiste, la douleur n’est pas le but de ma pratique.

Alors quoi ? qu’est ce qui me pousse à passer autant d’heure sur les chemins, à fleureter avec la souffrance et la blessure ? pourquoi j’aime autant parler de ma pratique autour de moi et sur ce blog ?

C’est le caractère holistique de l’ultra qui me séduit tant. J’entends ce terme au sens de médecine holistique (La médecine holistique est une pratique visant à traiter la personne de façon globale (le corps et l’esprit) et non pas seulement la partie affectée par les symptômes).

En effet, pour pratiquer mais surtout pour durer et s’épanouir dans l’Ultra, il est nécessaire de développer sa personne dans son ensemble tant son corps que son esprit. Et ce développement prend du temps. Impossible de se faire ultra runner en un jour. Prenez un corps en bonne santé non entrainé, entrainez le comme il se doit pour finir l’Utmb dans 3 mois (+de 60km/semaine, vma/seuil/cotes, sorties longues, week-end chocs…), 9,99 chances sur 10 que le corps casse à un endroit ou à un autre.

D’autre part ce n’est pas seulement des muscles qu’il faut développer mais l’ensemble du mécanisme biologique qui nous fait vivre. Respirer, Manger, boire, distribuer l’énergie (oxygène,lipides,glucides,proteines…), réguler la température (eau) éliminer les résidus (acides lactiques, urines…). Pour peux que la curiosité fasse partie de votre caractère, vous ouvrez alors la porte vers un grand nombre de savoirs qui vont vous permettre de comprendre le fonctionnement de votre corps, de le développer et de l’apprivoiser. Après tout c’est notre seul moyen de transport tant sur un Ultra que dans la vie.

Sans oublier le Mental. Ce fameux mental dont tout le monde parle, ce concept qui tantôt nous pousse à l’abandon, tantôt nous fait accomplir des exploits que nous n’aurions jamais osés rêver. Relié au système nerveux, le mental est a la jonction entre votre corps et votre esprit, il utilise toute la gamme des émotions pour s’exprimer : joie teintée de larme, colère douloureuse, craintes des prochains kilomètres… Combien de temps faut-il pour s’approprier et dompter son propre esprit, pour rester maître chez soi pendant toute la durée d’un ultra ? Quel manuel ? si ce n’est l’expérience de la vie.

Et justement, ce qui est magnifique, toutes ces compétences primaires, participent au développement de soi, tant dans notre propre perception au sein de la société que dans nos relations familiales, professionnelles, amicales… D’ailleurs, l’Ultra suprême est celui qui débute à votre naissance et s’achève à votre mort. Libre à vous de jouir du chemin et d’explorer les mondes ou pas.

En un quatre mots l’Ultra, ça vous transforme.

C’est pour cette raison que je pratique et que j’aime autant l’Ultra Endurance. Car j’ai la sensation de progresser sur le chemin de la vie et ce, au fil des kilomètres. Par cette voie, je deviens acteur de ma vie, je gagne en autonomie et en liberté. Je ne suis plus simple spectateur d’une vie dont le programme me serait imposé.

C’est mon interprétation de l’Ultra Way of Life et c’est pourquoi je cours.

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Crédit Photo : Rosh PR